Les Muses galantes

Lundi 20h / culture baroque

 

Animateur : Aimable Lubin - aimable.lubin@radio-radio.net
 

"L'information n'est pas la connaissance. La connaissance n'est pas la sagesse. La sagesse n'est pas la vérité. La vérité n'est pas la beauté. La beauté n'est pas l'amour. L'amour n'est pas la musique. La musique est la meilleure des choses. " Frank Zappa

 

"Tout le baroque s'accomplit dans ce jeu paradoxal où les matières les plus dures sont brisées comme les plus souples, et où la grandeur va s'effondrer ; où le pathétique se mêle intimement à l'ironie" André Chastel

 

Les Muses galantes sont une émission d'expérimentations ludiques autour de la culture baroque présentée par Aimable Lubin. Cela peut s'entendre par des promenades littéraires ou artistiques dans les jardins du Grand Siècle, mais aussi par la traque dans les siècles passés et futur de ces perles irrégulières appelées baroques...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 19 mai 2014 : Avant-propos et Chapitre I Des tétons de leur pouvoir et de leurs charmes, incarnés par Stéphane Mountels et Eric Abrial
Ambiances musicales : John Playford : Irish trot et Godess, Jacob Van Eyck : Bergère et Guillaume de Machaut : Pour ce qu’on puist mieux retraire, interprétés par Marion Eloy à la flûte à bec

Il s'agit de la trois-cent dixième émission des Muses galantes

Lundi 26 mai 2014 : Chapitre II  Des beaux tétons, incarné par Jean-Pierre Caceres et Fabienne Dessales
Ambiances musicales : Esprit-Philippe de Chedeville : Tous les bourgeois de Châtres, A minuit fut faict un réveil, Joseph est bien marié, Jacques Hotteterre : 1er prélude en sol, 2ème prélude, interprétés par Marion Eloy à la flûte à bec

Il s'agit de la trois-cent onzième émission des Muses galantes

Lundi 2 juin 2014 : Chapitre III S’il est de la bienséance que les dames laissent voir leurs tétons, et s’il est permis aux amants de les toucher, incarné par Christophe Anglade et Fabienne Dessales
Ambiance musicales : Estampille italienne : Trotto, John Playford : Stingo et Pudding jack, interprétés par Marion Eloy à la flûte à bec

Il s'agit de la trois-cent douzième émission des Muses galantes

Lundi 9 juin 2014 : Chapitre IV Du langage des tétons et Chapitre V Des laids tétons, incarnés par Laurent Salas, Stéphane Mountels et Fabienne Dessales
Ambiances musicales : Giovanni Bassano : Ricercata terza, Jacob Van Eyck : Laura, John Playford : The chirping of the nightingale, interprétés par Marion Eloy à la flûte à bec

Il s'agit de la trois-cent treizième émission des Muses galantes

 

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Lundi 8 septembre 2014 : épisode 324 : Querelle théologique : Unigenitus ou pas

La bulle Unigenitus ou Unigenitus Dei Filius (Fils unique engendré par Dieu) est la bulle que le pape Clément XI promulgue en septembre 1713 pour dénoncer le jansénisme. Loin de mettre fin aux divisions de l'Église, cette bulle provoque la coalition, voire la fusion de plusieurs oppositions à l’autorité papale : en plus des jansénistes, ce front va accueillir la tendance gallicane et le richerisme (d’Edmond Richer). Face au refus du parlement de Paris de l'enregistrer et aux réticences de certains évêques, Louis XIV tentera de l'imposer par la force. Mais sa mort l’empêchera d’aboutir.
L’archevêque de Paris dont il est question est Louis Antoine, cardinal de Noailles (1651-1729). Il se montrera conciliant avec les janséniste d’où l’attaque directe de ce pamphlet : L’autorité royale justifiée : Contre M. l’Archevêque de Paris et le petit nombre de ses adhérans, fauteurs et zélateurs du schisme. Le point central des arguties sont les 101 propositions de Pasquier Quesnel publiées dans ses Réflexions morales (1692).

Musicalement, nous nous éloignerons de ces dissensions catholiques avec de la musique protestante, Jean-Sébastien Bach dans deux extraits de la cantate BWV35, l’aria et la sinfonia (Ensemble 415, Chiara Banchini et René Jacobs publié chez Harmonia Mundi).

 

Lundi 15 septembre 2014 : épisode 325 : Cinquième cabinet de curiosités

Nous pourrons découvrir dans ce cabinet :
1) Quelques notes biographiques sur le graveur anglais William Hogarth (1697-1764)
2) Quelques définitions du Dictionnaire des mots oubliés (Larousse 2003)
3) Une fresque biographique sur Louise-Bénédicte, petite-fille du Grand-Condé qui va épouser le duc du Maine, fils naturel de Louis XIV. Elle apparaitrait dans les Caractère de La Bruyère, qui fut son précepteur, sous les traits de Lucile.
Elle était appelée «poupée du sang» par ses belles-soeurs, filles naturelles de Louis XIV, car ces dernières, qui n'étaient pas princesses de sang, s’enorgueillissaient d’être au moins de taille normale : Louise-Bénédicte avait la taille d’un enfant de 10 ans. Elle créa un ordre, celui de la mouche à miel (abeilles) dont la profession de foi était :
Vous jurez et promettez
de prendre en votre protection
Toutes les espèces de mouche à miel,
De ne jamais faire de mal à aucune,
De vous en laisser piquer
généreusement sans les chasser,
Quelque endroit de votre personne
Qu’elles puissent attaquer,
Soit joues, jambes, fesses...

Nous pouvons écouter, comme ponctuation entre ces trois différents textes, deux extraits tirés du prologue de Dardanus de Jean-Philippe Rameau dont nous fêtons le 250e anniversaire de la mort (1683-1764), dans la version de Marc Minkowski et des Musiciens du Louvre (Archiv) :
- Menuet tendre en rondeau
- Premier et deuxième tambourin

 

Lundi 22 septembre 2014 : épisode 326 : Sixième cabinet de curiosités

Il se compose de quatre parties :
1) Deux arrests du parlement du Béarn. Le premier pour venir conjouïr de l’heureux mariage du Roy avec la Princesse d’Espagne et le second pour circonvenir «les désordres publics, bruits et guerre, courses et entreprinses [...] sur le libre exercice de l’une et de l’autre Religion»
2) Une biographie d’Henri Jules, Duc d’Albret, le père de Louise-Bénédicte, la poupée de sang, que nous avons vu la semaine dernière et de Louis III, Monsieur le Duc dont nous aborderons les méfaits aujourd’hui
3) Le projet de statue équestre de marc Arcis pour Toulouse (1685-1686)
4) Louis III, surnommé «bonne mine» car il louchait d’un oeil et avait une verrue sous l’autre et était bossu par devant autant que par derrière. Il épouse à 17 ans Louise Françoise, Mademoiselle de Nantes, 8 ans, fille naturelle de Louis XIV...

Nous pouvons écouter, comme ponctuation entre ces différents textes, deux extraits tirés de Dardanus de Jean-Philippe Rameau dont nous fêtons le 250e anniversaire de la mort (1683-1764), dans la version de Marc Minkowski et des Musiciens du Louvre (Archiv) :
- Marche pour les différentes nations
- Reprise de l’ouverture
- Premier et deuxième rigaudons
- Bruits de guerre

 

Lundi 29 septembre 2014 : épisode 327 : La Théogonie d'Hésiode

Nous revenons, lors de cette émission, aux origines, l'histoire de la naissance des dieux de l'Olympe écrite au VIIIe siècle avant J.-C.

Hérodote attribue à Homère et à Hésiode le mérite d'avoir donné leurs noms aux dieux. Cette mythologie antique va irriguer tout le Grand Siècle...

«Le premier qui naquit fut le Vide, suivi par la Terre
à la vaste poitrine, séjour à jamais infrangible
de tous les dieux, qu'ils occupent les monts neigeux de l'Olympe,
ou le Tartare brumeux dans le sol aux routes profondes ;
pui l'Amour, le plus beau des dieux qui sont et qui furent,
briseur de membres, qui de tous les dieux et les hommes
dompte le coeur et la sage pensée au fond des poitrines.
Puis du Vide naquirent l'Ether et la Nuit noiraude.
Puis de la Nuit naquirent l'Ether et le Jour, deux frères
qu'elle avait conçus en s'unissant à l'Erèbe.»

Traduction Philippe Brunet. Les classiques de poche (1999)

 

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Et n’oubliez pas en deuxième partie de soirée, à partir de 21H, Pour Suivre les Muses galantes, la poursuite des Muses galantes. Nous explorerons des contrées plus exotiques que celle de la culture baroque avec de la musique classique ou contemporaine.

Le billet d'humeur de Pierre Jourde dans Le Nouvel Observateur du 04/06/2013 a servi de catalyseur à une réflexion sur le devenir de la musique.

J'ai essayé de synthétiser l'aspect de cette contreverse sur la désaffection du public pour les concerts de musique "classique" par le schéma suivant :

 

Cette énième version de la Querelle des Bouffons ou bien Ramistes contre Piccinistes montrent bien combien rien n'est acquis en ce bas monde. Ah c'était mieux avant !

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Très bonne écoute des Muses galantes sur Radio-Radio...et sus aux Béotiens !